Capital Market Assumptions
Bienvenue dans la troisième édition de notre document sur les hypothèses de marché.
Nos hypothèses de marché présentent chaque année nos prévisions de rendement pour différentes classes d’actifs.
Ces hypothèses, fondées sur un horizon d’investissement de 10 ans, ont pour objectif d’aider à définir les allocations d’actifs stratégiques.
Pour chaque classe d’actifs sélectionnée, nous estimons le rendement attendu, la volatilité et la corrélation avec les autres classes d’actifs.
Points clés :
- Nous sommes entrés dans une nouvelle période marquée par les risques géopolitiques, les droits de douane et l’incertitude politique. Les chocs d’offre redeviennent un facteur important pour l’économie. Cette situation peut se résumer par l’expression « shock and a boom ». Les tensions géopolitiques créent de la volatilité sur les matières premières, tandis que le boom des investissements liés à l’IA stimule certaines parties de l’économie et fait monter le coût de la puissance de calcul. Cela entraîne une inflation plus irrégulière et plus élevée que dans les années 2010.
- Les valorisations relatives sur les marchés actions sont sous pression. Aujourd’hui, nous estimons la prime de risque des actions américaines à 3,45 %. De nombreux investisseurs s’inquiètent à la fois des niveaux de valorisation et du risque de concentration sur les actions américaines. D’après nos hypothèses de marché, la réponse est claire : les portefeuilles doivent être réorientés vers les marchés internationaux et les marchés émergents. Les valorisations y sont plus faibles, la rentabilité pourrait s’améliorer et les rendements futurs peuvent être soutenus par l’appréciation des devises.
- Un environnement économique marqué par des chocs d’offre nous oblige à repenser notre vision des valeurs refuges. Les rendements attendus plus élevés des obligations d’État du G7 s’expliquent par la perte de leur rôle traditionnel de couverture face aux actions. D’un point de vue historique, une corrélation proche de zéro entre actions et obligations semble désormais plus normale.